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20/04/2008

RGPP-CMPP : la rigueur silencieuse

Après le rapport Attali, pratiquement mort-né, voici la Révision Générale des Politiques Publique! Et cette semaine comme la précédente, c'est au moins une réforme par soir au JT de 20h. Avec bien entendu polémique à tous les coups. La carte famille nombreuse SNCF, les allocations familiales, les fermetures de régiments dans les armées....bref les protestataires ne savent plus ou donner de la tête.

Tout ca grâce à la mise en oeuvre d'un vrai programme : la "modernisation" dirait la droite, la "réduction" dirait la gauche,  de l'état et du service public. Il faut dire que modernisation veut dire réduction pour l'UMP, alors que pour le PS, modernisaion c'est plutôt augmentation...Ce programme on peut le lire dans son intégralité ici.

Dans un rapport de l'état, disponible au public, il faut cependant savoir lire entre les lignes. Ainsi "Prise en charge, en les maintenant, des tarifs sociaux de la SNCF par la politique commerciale de l'entreprise" ca veut dire en effet l'état ne paye plus, mais l'entreprise oui. 

 Comme c'est un peu long, voici un petit best-of des mesures dont on a pas ou peu parlé mais qui risquent de faire parler d'elles :

 "Allégement de certaines sujétions imposées aux forces de sécurité par le code de procédure pénale" : bien entendu il faut voir comment ce sera concrétisé. Cependant, ce sera probablement moins de droits pour les personnes soumis à un contrôle policier...

"Financement effectif des unités de recherche sur leur performance, y compris au financement récurrent" : Evaluer la performance des chercheurs, voilà bien une mission difficile! Si le laboratoire X publie moins d'article, il aura moins de financement? Dans la même veine on a : "augmentation de la part de financement sur projet". Ce qui signifie on paye pour du concret. Ce qui est amusant et totalement comparable, c'est que de nombreuses entreprises privées se vantent de recruter sur profil et non sur projet. C'est d'après elle un gage de qualité...

Beaucoup de mesures sont également des voeux pieux, qui aussi louables soient-ils, n'en restent pas moins très abstraits. Dans le désordre : "Lancement d'une mission de réflexion carrières des ingénieurs publics" , "Meilleure coordination des forces de police en région parisienne" (sécurité), "Rapprocher chaque fois que possible des services de l’État les services d’opérateurs dont le mode d’intervention et les missions sont proches"...J'en passe et des meilleures. Souvent sensées, ces mesures permettent de se demander : "ha, parce que avant personne ne travaillait sur ces sujets?"

Pour finir, la grande idée du rapport est la dématérialisation de nombreuses procédures/documents etc. Ce terme est d'ailleurs cité pas moins de 28 fois sur les 177 pages du rapport. A ce rayon, on a notamment le permis de conduire, divers impôts etc.

 A quand un président dématérialisé?

29/11/2007

La justice, ce n'est pas pour les victimes !

Préalable : Ici, il n'est pas question des conflits "économiques" (prudhommes, droits des affaires, droit des particuliers etc) mais plutot des crimes et des délits.

 

Notre président, vient lors de son allocution de se poser comme "du côté des victimes". Bon ok, ce n'est pas une nouveauté. Mais c'es très dangereux de se poser ainsi. Pourquoi?

 

Prenons un peu de recul et posons nous la question de l'intérêt général de la société française. A quoi celà sert-il de condamner quelqu'un? D'abord à éviter qu'il ne recommence, et par l'enfermement éventuel à ce qu'il ne constitue plus une menace pour la société. Egalement à dissuader en amont les actes illégaux par la menace de la sanction. Mais aussi à éviter que les gens soient tentés de procéder à de l'auto-justice, c'est à dire à se faire justice eux-même.

Ce dernier point implique une chose : que tout acte illégal soit sanctionné. Rien n'est pire pour une victime que de penser que le coupable est impuni et rien ne peut donner plus l'envie de choisir soit même une sanction pour le coupable.

 Mais pour parer à la récidive et pour conserver sa force de disuasion, la sanction ne doit surtout pas être pris en fonction des désiratas de la victime, mais bien au contraire en fonction du condamné et de sa situation.

 

Pour un col blanc qui a détourné de l'argent, la prison est généralement plus disuasive qu'une sanction financière.

Pour un jeune délinquant récidiviste, un centre d'éducation fermé/renforcé/militarisé (choisissez selon votre couleur politiqiue..) a plus de chance d'en faire quelqu'un de bien que de l'envoyer en prison cotoyer d'autres criminels.

 Par contre, tous les actes violents, qui mettent en danger les personnes, ne doivent qu'aboutir à des sanctions d'enfermement. Et bien que toutes les peines doivent avoir une durée limitée, on ne peut relacher quelqu'un qui à sa sortie constitue toujours une menace pour la société. Je n'ai malheureusement pas de solution toute faite pour ces cas là, mais il faut en trouver...

 

La justice est là pour servir l'intérêt de la société, avant celui des victimes ! 

 

 

 

29/10/2007

Le parlement décide, NS éxécute

En matière d'institutions, on qualifie un régime soit de parlementaire, soit de présidentiel. Chez nous, c'est un peu un mix des deux. Mais le comité Balladur et ses 77 propositions sont vraiment trop forts : ils vont renforcer à la fois les pouvoir du parlement et les pouvoir du président. Qu'en conclure? Moins de pouvoir pour le gouvernement peut être? Nous arrivons peut être à une forme de monarchie parlementaire ou les ministres seraient des exécutants du président.

Vous souvenez de la phrase de Chirac? "Je décide, il [NS] exécute" et bien il semble que notre président ait bien retenu la leçon :)

 

Bon, plus sérieusement et si on parlementarisait notre république! Pourquoi?

- Le parlement représente de manière plus diversifiée la nation et possède également la notion de représentation territoriale que n'a pas le président. (Cependant il faudrait mettre à jour la carte électorale...aujourd'hui certains députés représentent une population 10 fois plus importante que d'autres et je ne parle que de la métropole...). Une dose assez importante de proportionnelle (100 députés) serait également l'assurance que toutes les idées soient représentées.

-Le parlement est un lieu de débat entre majorité et opposition et donc souvent de compromis afin de satisfaire une plus large partie de la population. Le président lui est seul (surtout depuis qu'il a divorcé)

-le risque d'instabilité gouvernemental par révocation du parlement peut tout à fait être contré par des mesures adéquates, comme l'inamovibilité du gouvernement pendant 2 ans (ou plus..).

-Un parlement est élu avant tout sur un programme, alors que la personnalité du candidat influence le choix des électeurs. Les présidents ont d'ailleurs souvent souffert d'un manque de popularité une fois que leurs décisions ont pris le pas sur leur charisme (médiatiquement parlant).

 

Le régime parlementaire est d'ailleurs dominant en Europe, le régime présidentiel étant plutôt une spécialité de l'Amérique du nord. D'ou le surnom donné par la journaliste de CBS : Sarkozy, l'Américain. Aux USA, Sarkozy ne bronche pas quand on l'appelle comme ça. Mais en France?

 

P.S. : voilà  le fil conducteur du blog, défendre les  possibilités de réformes occultées par la bien pensance médiatique.  Et ce qu'elle me plaise ou non à titre personnel...

 
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